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campagne paraissent encore équilibrées. Face à l'inorganisation du monde rural, la ville va s'organiser. Les citadins comprennent tout le parti à tirer d'une réglementation dans la fixation du rapport d'échange. Les prix, les voies et circuits d'approvisionnements évoluent à coup d'édits et de règlements au bénéfice de la ville. La qualité sera contrô- lée, l'octroi des espaces de ventes imposé. Les conditions de l'échange seront la manifestation de la lutte inégale entre la cité et l'individu session encore plus totale. Il n'est plus, tel l'artisan, maître de son outil. Il est à la disposition de la machine. Posté, il découvre la fragmenta- tion des tâches et la ponctualité minutée indispensable à la production industrielle. Dépossédé de son temps, il l'est de son espace. L'usine a ses frontières propres qui vont la dissocier de la Cité. L'usine a sa logique - elle peut même définir et infléchir la vie sociale en créant autour d'elle l'environnement qui rend l'humain encore plus dépen- dant. Dans la cité ouvrière, les corons du XIXe siècle, on côtoie les gens que l'usine a choisis. De ces luttes inégales, l'enjeu est simple : ti- rer le maximum d'énergie d'un homme au travail. L'investigation de la production est scientifique, mécanique. Et le risque de toute dérive évité. "Tout travail intellectuel doit être enlevé à l'atelier pour être concentré dans les bureaux de planification et d'organisation" permanente pour réduire l'intensité et la durée du travail. L'arrivée de la robotique, surtout celle d'une génération de machines polyvalentes, va entraîner la régression du travail physique. quées. Et les seules choses à négocier sont les modalités de leur mise en oeuvre. Fin du XXe siècle, la condition ouvrière se trouve encore bou- leversée, cette fois-ci, par l'emprise croissante du neurone sur le muscle, du signe sur la matière. La fatigue n'est plus uniquement phy- sique mais aussi mentale. La relation à la productivité paraît difficile à maintenir, elle perd son pouvoir normatif . clients de l'entreprise deviennent prédominents. Les NTIC vont contribuer à faciliter cette communication et la redistribution du tra- vail . Par contre coup, les contraintes spatiales et temporelles entre des acteurs de plus en plus nombreux seront différentes. Ces derniers quit- tent l'enceinte de l'entreprise en se libérant des limites physiques qu'elle imposait. Nous sommes de plus en plus nombreux à "nomadi- ser" sur nos marchés pour les raisons les plus diverses. Le travail vir- |