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millions en 1990, ils seront 6,9 millions en Europe d'ici à 1996. Le dé- veloppement de la radiotéléphonie cellulaire devrait couvrir l'Europe d'ici à la fin de la décennie. Ce réseau encore en projet pourra recher- cher et identifier les mobiles pour communiquer avec le conducteur, mais aussi pour suivre les parcs autos et camions en mouvement. L'au- tomobile devient un terminal mobile, au même titre que l'avion ou les trains qui s'équipent eux-aussi. La connectique commence un patient maillage de notre société. de ses compagnons d'aventure au pôle Sud. Leur traversée de l'Antarc- tique couvre une distance de six mille kilomètres sur un continent gla- cial et désertique. Pourtant grâce à une liaison satellite relayée par un micro-ordinateur au centre serveur de la société Spide en France, des écoliers du monde entier vont pouvoir suivre l'expédition et échanger des messages avec elle. plus reculés du globe, va avoir un effet spectaculaire sur les besoins en équipements télécoms. Demande essentiellement due dans un pre- mier temps à l'explosion des connections des mini ou micro-ordina- teurs. La connectique connaît un fulgurant développement, stimulé en France par les applications du vidéotex ou de grands utilisateurs de ré- seaux comme les banques. Les échanges interbancaires du système S- WIFT installé à Bruxelles regroupent deux mille neuf cent institutions financières dans soixante treize pays. Quatre mille cinq cent points de connexion représentent un trafic journalier d'un million trois cent mille messages interbancaires. Et pourtant, il s'agit d'une goutte d'eau pour les recettes du marché mondial des télécommunications : selon l'observatoire mondial des systèmes de communication (OMSYC), ce marché pèse 322 milliards de dollars et il devrait doubler d'ici à 1995 mais celui des télécoms de 30 %. En 1986, l'hebdomadaire Le Monde Informatique souligne que les dépenses informatiques en France con- stituent le poste en plus forte croissance dans les frais généraux des en- treprises : + 68 % entre 1980 et 1985 (8 % des frais généraux, passant de 0,87 % à 1,65 % du CA entre 1978 et 1986). Après les coûts de pro- grammation restant toujours en tête avec une croissance de 22,5 %, on trouve en seconde position les transmissions de données avec 18 % de croissance. |